{"id":303,"date":"2016-08-24T09:45:47","date_gmt":"2016-08-24T08:45:47","guid":{"rendered":"http:\/\/mco-asbl.be\/?page_id=303"},"modified":"2024-05-31T11:33:26","modified_gmt":"2024-05-31T09:33:26","slug":"informations-techniques","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/mco-asbl.be\/index.php\/informations-techniques\/","title":{"rendered":"Informations techniques"},"content":{"rendered":"<h3 style=\"text-align: justify;\">Quelques notions plus techniques \u00e0 l&rsquo;usage des organistes<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;orgue \u00e0 jouer toutes les musiques n&rsquo;existe pas ! Les efforts qui tendent \u00e0 rendre un instrument polyvalent aboutissent toujours \u00e0 un r\u00e9sultat qui peut tout au plus \u00eatre honorable dans beaucoup de litt\u00e9ratures mais dont une tendance se d\u00e9gage in\u00e9vitablement parmi les autres. Au Chant d&rsquo;Oiseau, le spectre des musiques qu&rsquo;il est possible de jouer semble beaucoup plus \u00e9tendu que celui des instruments de conception n\u00e9o-classique. Ceci est d\u00fb au fait que chaque jeu individuellement a \u00e9t\u00e9 travaill\u00e9 pour donner \u00e0 la fois de la rondeur et de la clart\u00e9. N\u00e9anmoins, le r\u00e9pertoire ant\u00e9rieur au dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle risque de poser des probl\u00e8mes dans la mesure o\u00f9 les organistes orient\u00e9s plus particuli\u00e8rement vers ce r\u00e9pertoire sont en g\u00e9n\u00e9ral tr\u00e8s scrupuleux quant \u00e0 l&rsquo;authenticit\u00e9 de la reconstitution sur base des connaissances musicologiques actuelles. Dans une telle optique, seul le r\u00e9pertoire du vingti\u00e8me si\u00e8cle pourrait donner une r\u00e9elle satisfaction. A l&rsquo;inverse, les interpr\u00e8tes qui estiment que leur r\u00f4le consiste \u00e0 recr\u00e9er une oeuvre sous un \u00e9clairage plus personnel peuvent parfaitement exploiter tout le r\u00e9pertoire, J.S. Bach y compris, \u00e0 condition de s&rsquo;adapter \u00e0 une nouvelle technique de registration et de faire table rase de tous les r\u00e9flexes traditionnels en la mati\u00e8re. Toutefois, la musique fran\u00e7aise de la fin du dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle \u00e0 nos jours, reste le cr\u00e9neau privil\u00e9gi\u00e9 pour lequel l&rsquo;orgue donnera le meilleur de lui-m\u00eame.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: left;\"><strong>Un certain nombre de particularit\u00e9s des registres m\u00e9rite incontestablement d&rsquo;\u00eatre mentionn\u00e9 :<\/strong><\/h6>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les fonds, bien qu&rsquo;ils soient proportionnellement peu nombreux, prennent du fait de leurs tailles tr\u00e8s larges beaucoup de place dans l&rsquo;espace sonore. On a souvent tendance \u00e0 <em>\u00ab registrer gros \u00bb<\/em> sans s&rsquo;en apercevoir depuis la console. Le gemshorn du r\u00e9cit n&rsquo;est pas un jeu gamb\u00e9 comme on s&rsquo;y attend mais bien un principal tr\u00e8s consistant. Par cons\u00e9quent, l&rsquo;unda maris perdra son effet ondulatoire en le m\u00e9langeant avec le pr\u00e9c\u00e9dent. Seul le bourdon fournira une association heureuse avec l&rsquo;unda maris pouvant s&rsquo;apparenter au <em>\u00ab Schwebung \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les anches du positif ont essentiellement une fonction soliste. Leur int\u00e9gration \u00e0 des ensembles est \u00e0 d\u00e9conseiller. Par contre, un m\u00e9lange extr\u00eamement int\u00e9ressant est obtenu entre la ranquette de 16&prime; et l&rsquo;aliquot dont les r\u00e9sultantes correspondent. Au grand orgue, la trompette de 8&prime; est relativement douce tandis que le clairon 4&prime; &#8211; 16&prime; d\u00e9veloppe une puissance nettement sup\u00e9rieure. La division de ce dernier a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue de telle mani\u00e8re que la partie grave en 4&prime; corresponde \u00e0 l&rsquo;\u00e9tendue du p\u00e9dalier (do,-soli). Vient ensuite un intervalle interm\u00e9diaire en 8&prime; puis le dessus en 16&prime; \u00e0 partir du do. Les autres anches ne r\u00e9servent aucune surprise particuli\u00e8re et s&rsquo;inscrivent dans la grande tradition symphonique fran\u00e7aise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les mixtures, elles, r\u00e9servent des surprises dans la mesure o\u00f9 la plupart d&rsquo;entre elles poss\u00e8dent des r\u00e9sultantes graves. Ainsi, en s&rsquo;\u00e9paississant vers l&rsquo;aigu, le plein jeu progressif du r\u00e9cit atteint une r\u00e9sultante de 32&prime;. De m\u00eame, au grand orgue, la grosse mixture donne une r\u00e9sultante de 16&prime; mais contient \u00e9galement une grosse tierce. L&rsquo;autre mixture est bas\u00e9e sur le 8&prime;. L&rsquo;aliquot IV est un sesquialter de 16&prime; prolong\u00e9 d&rsquo;une neuvi\u00e8me et d&rsquo;une quinzi\u00e8me (sur base de do, sol, mi, r\u00e93, si). La cymbale est tr\u00e8s aig\u00fce (4&prime;). Le th\u00e9orbe III contient une tierce, une septi\u00e8me et une neuvi\u00e8me; sa r\u00e9sultante est de 32&prime;. De m\u00eame que le plein jeu progressif, il ne s&rsquo;int\u00e9grera que dans de grands ensembles sauf pour l&rsquo;obtention d&rsquo;effets sp\u00e9ciaux. L&rsquo;aliquot, lui, ne servira que pour de semblables effets. Les cornets descendent jusqu&rsquo;au do grave en perdant toutefois leurs premiers rangs. Il est \u00e0 remarquer que les combinaisons entre les divers rangs du cornet harmonique (solo) permettent d&rsquo;obtenir des changements de timbre \u00e9tonnants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le principe qui consiste \u00e0 consid\u00e9rer chaque clavier comme une unit\u00e9 ind\u00e9pendante est totalement inapplicable au Chant d&rsquo;Oiseau. Vu l&rsquo;\u00e9talement de ses 46 jeux sur cinq claviers (en comptant le p\u00e9dalier), l&rsquo;utilisation intensive des accouplements est d&rsquo;une importance capitale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette composition permet ainsi une combinatoire beaucoup plus \u00e9lev\u00e9e d&rsquo;opposition de timbres mais complique \u00e9norm\u00e9ment la recherche d&rsquo;ensembles homog\u00e8nes, sp\u00e9cialement dans la litt\u00e9rature baroque dont les principes de registration sont contradictoires. Il est pourtant parfaitement possible d&rsquo;obtenir un \u00e9quilibre sans la traditionnelle construction pyramidale 8&prime;, 4&prime;, 2&prime;, mixtures. La r\u00e9gistration n\u00b0 1 (p. 20-21) donne l&rsquo;exemple d&rsquo;un grand plenum bas\u00e9 sur le 16&prime;. On peut aussi construire un plenum sur base du 8&prime; (n\u00b0 2) permettant un dialogue avec un second plan sonore (III) ind\u00e9pendant. Si on souhaite une p\u00e9dale ind\u00e9pendante, on peut r\u00e9server le r\u00e9cit \u00e0 cette t\u00e2che soit dans le cas d&rsquo;une p\u00e9dale ayant une simple fonction de basse (n\u00b0 3), soit dans le cas d&rsquo;un cantus firmus (n\u00b0 4). Quelques registrations de trios (n\u00b0 5 et 6) et de chorals (n\u00b0 7 \u00e0 9) sont cit\u00e9es \u00e0 titre d&rsquo;exemple.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la litt\u00e9rature des dix-neuvi\u00e8me et vingti\u00e8me si\u00e8cles, les probl\u00e8mes sont beaucoup moins d\u00e9licats. Pour la musique fran\u00e7aise, le demi grand choeur (n\u00b0 10) avec ses trois plans sonores GPR-PR-R peut \u00eatre facilement obtenu gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;accouplement solo-positif qui donnera a ce dernier toute la consistance n\u00e9cessaire pour servir de plan interm\u00e9diaire entre le r\u00e9cit et le grand orgue. Pour constituer des ensembles de fonds tr\u00e8s riches, il ne faut pas n\u00e9cessairement accumuler trop de jeux. Les tailles sont tellement grandes que l&rsquo;on atteint rapidement la saturation. Un ensemble de fonds doux (n\u00b0 11) ne tol\u00e8re pas la grosse fl\u00fbte ouverte de 16&prime; \u00e0 la p\u00e9dale, utilisable seulement \u00e0 partir de registrations d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s consistantes (n\u00b0 12).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le sch\u00e9ma montre la disposition des diff\u00e9rents sommiers \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du buffet. La lecture permet de comprendre que la p\u00e9dale, r\u00e9cit et le solo, qui ont tous trois une tr\u00e8s forte pr\u00e9sence dans l&rsquo;\u00e9glise, sont relativement mal per\u00e7us depuis la console. Un minimum d&rsquo;exp\u00e9rience vient rapidement \u00e0 bout de cet inconv\u00e9nient.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les manuels s&rsquo;\u00e9tendent jusqu&rsquo;au Do6 et le p\u00e9dalier jusqu&rsquo;au Sol3. La registration est command\u00e9e \u00e0 partir de pistons \u00e9lectromagn\u00e9tiques raccord\u00e9s \u00e0 un combinateur de 8 m\u00e9moires. Celles-ci sont accessibles soit manuellement sous le clavier de GO, soit avec le pied droit. Les commandes de tirasses sont \u00e9galement reprises aux pieds mais pas les accouplements entre manuels. L&rsquo;annulateur agit sur le crescendo g\u00e9n\u00e9ral (t\u00e9moin allum\u00e9 = annulateur en fonction). Les diff\u00e9rentes \u00e9tapes du crescendo g\u00e9n\u00e9ral sont affich\u00e9es au-dessus du clavier de solo par un indicateur num\u00e9rique lumineux. Gr\u00e2ce au tableau de fiches situ\u00e9 dans un local technique \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur m\u00eame de l&rsquo;instrument, derri\u00e8re la console, toute exp\u00e9rience de crescendo est possible. Les 60 fonctions disponibles sont c\u00e2bl\u00e9es et peuvent \u00eatre distribu\u00e9es \u00e0 volont\u00e9 sur un tableau \u00e0 10 x 10 entr\u00e9es : dix niveaux de crescendo pouvant recevoir chacun dix fonctions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.orgues.irisnet.be\/fr\/DetailOrgue\/180\/Orgue-moderne--au-sol--Kleuker--1981.rvb\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Plus d&rsquo;informations sur l&rsquo;orgue<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quelques notions plus techniques \u00e0 l&rsquo;usage des organistes L&rsquo;orgue \u00e0 jouer toutes les musiques n&rsquo;existe pas ! Les efforts qui tendent \u00e0 rendre un instrument polyvalent aboutissent toujours \u00e0 un r\u00e9sultat qui peut tout au plus \u00eatre honorable dans beaucoup de litt\u00e9ratures mais dont une tendance se d\u00e9gage in\u00e9vitablement parmi les autres. 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